Conflit sur la loi anticommuniste
La décision de la haute Cour de libérer Song Du-yul, le professeur coréen-allemand accusé d’avoir violé la Loi de Sécurité nationale, a attisé un ancien conflit sur l’opportunité de cette loi anticommuniste.

La Cour a décidé de rejeter les arguments du procureur selon lesquels Song aurait violé la loi. Renforcés par cette décision, un nombre de députés du Parti Uri, emmenés par Im Jong-seok, ont soumis un texte sur l’abolition de cette loi.

Par contre, Park Geun-hye, présidente du Grand Parti National, dans l’opposition, a fermement critiqué hier les tentatives du parti au pouvoir d’abroger cette loi, estimant que sa cible principale, la Corée du Nord, devrait d’abord modifier sa propre loi de sécurité. « Je suis absolument opposée à ce plan d’abolir la loi, déclare Park au comité de direction de son parti. Je peux être d’accord de modifier certaines clauses problématiques de la loi. Mais il est impossible de l’abolir parce que le Nord est intransigeant sur sa propre loi de sécurité. »

Les dirigeants militaires du passé ont utilisé cette loi pour opprimer les militants en faveur de la démocratie, les accusant dans de nombreux cas, d’être des espions à la solde de Pyongyang. Aucun amendement n’a été apporté à cette loi, en vigueur depuis 1948, en dépit des critiques sur ses clauses vagues, commes les articles 3 et 7. Avec des termes comme « profitant à l’ennemi », « anti-Etatique » et « activité d’espionnage », la loi a permi aux tribunaux de prononcer des peines de réclusion à perpétuité ou des peines de mort.

(Korea Times, 22 juillet)

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